Problématiques générales du bassin versant
Le bassin versant de la rivière des Envies est le sous-bassin de la rivière Batiscan où la concentration d’entreprises agricoles est la plus élevée. Conséquemment, cette rivière subit une forte pression environnementale due aux apports sédimentaires liés à l’érosion des berges et des sols et du ruissellement des différents intrants (matières fertilisantes et pesticides). Certaines pratiques agricoles ont un impact direct sur la qualité de l’eau de la rivière des Envies et de ses principaux tributaires. En plus d’une turbidité importante, les apports de phosphore, de nitrites et de nitrates, de pesticides et de coliformes fécaux sont les éléments qui affectent le plus la qualité de l’eau.
Bien que peu de données soient disponibles en ce sens, la présence de nombreuses résidences en périphérie des principaux plans d’eau ainsi que les débordements des usines de traitement des eaux usées en période de crue et lors des périodes de pluies intenses contribuent aussi à la dégradation de la qualité de l’eau du bassin versant.
Problématiques agricoles
Une des principales sources de dégradation de la qualité de l’eau du bassin versant de la rivière des Envies est reliée au ruissellement causé par les mauvaises pratiques agricoles (les labours d’automne, la culture dans le sens de la pente, l’accès des animaux aux cours d’eau, le déboisement des bandes riveraines, etc.), la surfertilisation ou à un mauvais calendrier d'épandage. L’érosion et le ravinement des berges causés par l’absence de végétation et la mise en culture des bandes riveraines représentent deux autres sources de dégradation importantes.
Le milieu riverain est aussi problématique, avec une bonne proportion des bandes riveraines situées de part et d’autre des cours d’eau qui sont toujours en culture. Dans les cas où on retrouve une telle bande de protection, il semble que la largeur réglementaire de trois mètres de chaque côté du cours d’eau n’est pas toujours respectée.
Problématiques environnementales et fauniques
Dans le bassin versant, l’absence de végétation riveraine a mené à une augmentation des matières en suspension et de la turbidité, à un réchauffement marqué de l’eau et, conséquemment, à la diminution de sa concentration en oxygène dissous. La raréfaction de l’oxygène a probablement provoqué la fuite ou la disparition des organismes les plus sensibles.
Dans le bassin versant, l’augmentation de la quantité de sédiments transportés par le cours d’eau a probablement constitué une source d’irritation pour les branchies des poissons présents, en plus de contribuer à l’étouffement de leurs œufs, au colmatage de leurs sites de fraie et à la prolifération de certains parasites. Un taux élevé en nutriments en provenance des champs a assurément contribué à faire proliférer la flore aquatique, contribuant souvent à l’apparition de « blooms » d’algues. Cette prolifération excessive est responsable d’une diminution marquée du taux d’oxygène dissous, privant ainsi les autres organismes aquatiques de cet élément vital.
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