Hydrographie

La rivière des Envies prend sa source dans le lac Traverse à Sainte-Thècle et parcourt 74 km avant d’atteindre la rivière Batiscan à Saint-Stanislas. Son réseau hydrographique est formé de plusieurs rivières et ruisseaux et de quelques lacs importants. Parmi ceux-ci, notons le lac de tête du bassin versant, le lac du Jésuite, qui se déverse dans le lac Traverse via sa décharge. Deux formes distinctes caractérisent l’écoulement de la rivière des Envies dans son parcours vers son embouchure, soit méandrée entre Sainte-Thècle et Saint-Tite et rectiligne entre Saint-Tite et Saint-Stanislas.

Principaux tributaires et lacs du bassin versant de la rivière des Envies

Cours d'eau Lacs
Rivière à la Tortue
Ruisseau Dessureault
Ruisseau Dick Second
Ruisseau des Fous
Ruisseau Brouillette
Ruisseau Le Bourdais
Rivière Mékinac Sud
Rivière Mékinac Nord
Ruisseau Éric
Ruisseau Archange
Décharge du lac des Chicots
Lac à la Tortue
Lac Roberge
lac Roberge
Lac Éric
Lac à la Perchaude
Lac Archange
Lac des Chicots
Lac Croche
Lac Traverse
Lac du Jésuite

 

SAVIEZ-VOUS QUE…

La crue printanière provoque le débordement de la rivière des Envies à l’ouest et au nord de Saint-Tite pour former une étendue d’eau anciennement nommée lac Kapibouska, un mot algonquin qui signifie campement aux roseaux.

Portion méandrée

L’écoulement de la rivière des Envies se fait dans une large vallée (500 à 1 000 m) située entre le Bouclier canadien et les basses-terres du Saint-Laurent entre sa source au lac Traverse et la municipalité de Saint-Tite. Dans cette vallée mitoyenne, la rivière est caractérisée par une suite de méandres, un écoulement lent (voire presque nul), des talus peu élevés et de faibles pentes. Ce secteur de la rivière se retrouve à la fois en milieu agricole et forestier. Quelques tributaires en provenance du Bouclier canadien viennent alimenter son écoulement ce qui engendre, lors de la fonte des neiges au printemps, une période d’inondation prolongée qui provoque le débordement de la rivière des Envies et de quelques-uns de ses tributaires à plusieurs endroits en amont de Saint-Tite.

Portion rectiligne

Une fois la municipalité de Saint-Tite traversée, l’écoulement de la rivière se modifie et son chenal devient rectiligne et encaissé. Dans cette portion de rivière, la hauteur des talus est élevée et les pentes sont fortes. Quelques rapides y affectent son cours, notamment dans la municipalité de Saint-Séverin. Cette section de la rivière circule dans les basses-terres où quelques tributaires viennent l’alimenter. Ceux-ci proviennent des terres agricoles avoisinantes et sont caractérisés par un fort ravinement.

Ordination des cours d’eau

L’ordination des cours d’eau permet de décrire et de classifier le réseau hydrographique par la numérotation des cours d’eau. Plusieurs méthodes de classification sont utilisées dont celle de Strahler (1957). Cette méthode permet de décrire le développement du réseau de drainage d’un bassin de l’amont vers l’aval (Musy, 2003). Un cours d’eau en amont n’ayant aucun tributaire est considéré comme un cours d’eau d’ordre 1. Un cours d’eau d’ordre 2 est formé lorsqu’il y a confluence de deux cours d’eau d’ordre 1. Les cours d’eau d’ordre 3 sont formés à la confluence de deux cours d’eau d’ordre 2 et ainsi de suite.

Réseau de drainage complémentaire

Afin de quantifier la densité de drainage (kilomètre de cours d’eau par kilomètre carré de territoire) du réseau hydrographique du bassin versant le plus justement possible, le drainage agricole et routier a été numérisé et ajouté au réseau hydrographique traditionnel de la Base de Données Topographiques du Québec (BDTQ), et ce, à partir d’orthophotos.